Danse Sattriya Flûte Bansuri – 18 mai 2019

A l’extrême nord-est de l’Inde, dans la région montagneuse de l’Assam, la danse Sattriya célèbre la mythologie hindoue avec une grâce infinie. Dansée par des moines vishnouites, elle se transmet de génération en génération depuis six siècles au sein des monastères.

Cette danse fait partie des 8 danses classiques principales de l’Inde. Contrairement à d’autres danses qui ont été récemment réactivées suite à une longue interruption, la tradition du Sattriya est restée vivante depuis son origine au 15e siècle en Assam. Le maître vishnouite Srimanta Sankaradeva (1449-1568) a créé la danse Sattriya pour accompagner le Ankiya Naat, forme locale de théâtre qu’il a également inventée et qui est régulièrement interprétée dans les monastères. La dénomination Sattriya est issue du terme Sattra qui désigne les monastères au sein desquels cet héritage se transmet. Depuis le 19e siècle, la Sattriya Nritya s’est émancipée au-delà des limites des Sattras, elle est maintenant reconnue et pratiquée par de nombreux laïcs, en Inde et à l’étranger. Cependant, seuls les moines en ont gardé le sens rituel d’origine défini il y a environ 500 ans.

NIRANJAN SAIKIA est l’un de ces moines-danseurs, disciple de Bhabananda Barbayan (reçu lors de la Saison Indienne 2012) au monastère d’Uttar Kamalabari, sur l’île fluviale de Majuli. Il danse, joue de la flûte bansuri et de la percussion khôl, partageant cet héritage de par le monde.

Programme

Dans ce spectacle inédit, chaque morceau présenté appartient au répertoire séculaire :
– En jouant de la musique sacrée à la flûte bansuri, l’artiste s’approprie l’instrument favori de Krishna et le personnifie.
– Les borgeet sont des cantiques médiévaux qui expriment la dévotion qui mène à l’extase.
– Dans un registre également éthéré, la danse pure invoque le grand guide, le public avant de décrire les splendides attributs du Seigneur.
– Plus descriptive et épique, la danse du Dasavatar nous présente 10 incarnations de Krishna
– Le rituel du gayan-bayan associe les cymbales tal à la danse et à la percussion khôl portée par le même interprète. Très complexe, le gayan bayan est habituellement pratiqué par un groupe qui submerge l’espace scénique de mouvements et de vibrations sonores afin d’en bénir tous les recoins.
Spectacle conçu et dirigé par Bhabananda Barbayan.

Danse sattriya et flûte Bansuri

18 mai 2019 – 20h30

Les Ateliers du Geste

42 rue des Devèzes – Le Grand mas (Mouret)

Participation libre, mais nécessaire

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